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# Posté le jeudi 30 juillet 2009 18:22

Ford T (1908 - 1927)

Ford T (1908 - 1927)
A l'occasion du centenaire de la Ford T (1908 / 2008) , un peu d'histoire :

La Ford T (surnommée Tin Lizzie ou Flivver aux États-Unis) est une automobile produite par la Ford Motor Company de Henry Ford entre 1908 et 1927. Pour beaucoup, la Ford T fait de 1908 l'année historique où l'automobile entre dans la grande série (aux États-Unis). Elle est généralement considérée comme la première voiture accessible au plus grand nombre, celle qui « mit l'Amérique sur des roues » ; Henri Ford a beaucoup innové pour la fabrication du modèle T : assemblage à la chaîne, et non plus individuel et manuel (quoique Oldsmobile a en réalité introduit cette méthode plus tôt, sur la Curves Dash), salaire proportionnel au prix de la voiture pour les ouvriers, de sorte qu'ils fournissent un marché garanti. La première Ford T de série sort de l'usine Piquette à Détroit le 27 septembre 1908.

Depuis la fondation de la société en 1903, Henry Ford avait produit et mis au point plusieurs modèles de voitures. La première avait été désignée modèle A, mais il n'y eut pas 19 modèles produits jusqu'à la Ford T : plusieurs n'étaient que des prototypes. La T succédait à la S, qui elle-même dérivait du modèle le plus vendu jusque là, la N. Après une vingtaine d'années de production de Ford T, ce n'est pas un modèle U qui lui succéda, mais une nouvelle type A qui devait par son nom exprimer le renouveau de la gamme. La firme concurrente Chrysler en profita pour lancer en 1928 la première voiture de la marque Plymouth sous le nom Model U.

La Ford T fut désignée voiture la plus importante du XXe siècle au terme d'un sondage international[1].
Sommaire

Caractéristiques

La conception de la voiture est due à Childe Harold Wills et à deux immigrés hongrois, Joseph A. Galamd et Eugene Farkas. Harry Love, C. J. Smith, Gus Degner et Peter E. Martin furent aussi impliqués. La production commença en 1908, mais les « années modèle » vont de 1909 à 1927.

Assemblage à la chaîne

Le concept, alors révolutionnaire, de la chaîne d'assemblage est introduit chez Ford par William C. Klann, de retour d'une visite à un abattoir de Chicago où les animaux étaient dépecés par étapes, en circulant sur un tapis roulant. L'efficacité d'une personne s'occupant toujours de la même pièce des bêtes attira son attention. Il propose l'idée d'une ligne d'assemblage à Peter Martin qui, peu confiant sur le moment, l'encourage cependant à essayer. D'autres personnes se sont targuées d'avoir proposé l'idée à Henry Ford, mais la « révélation » venant de la visite de Klann à l'abattoir est bien documentée dans les archives de Ford, faisant de lui le père du concept moderne d'assemblage à la chaîne. Le procédé fut une évolution par essais et erreurs d'une équipe composée principalement de Peter E. Martin, superintendant de l'usine, Charles E. Sorensen, son assistant, Harold Wills, draftsman et outilleur, Clarence W. Avery, et Charles Lewis . Quand la première voiture sortit de la ligne d'assemblage, devant les médias, des visiteurs et Henry Ford, Pa Klann en prit le volant.

Transmission et moteur

La T est une propulsion. Sa transmission par train épicycloïdal comprend deux vitesses avant et une marche arrière. La conduite en est assez particulière :

La transmission est contrôlée par trois pédales au sol, un levier monté à la gauche du siège conducteur et deux leviers au volant à gauche et à droite. L'accélérateur est un levier, à droite du volant. En enfonçant la pédale de gauche, on enclenche le premier rapport dit « court ». En la remontant, on passe en seconde, rapport « long ». En la ramenant en position centrale, la voiture est au point mort, ce qui peut aussi s'obtenir en tirant le levier de gauche. La voiture peut rouler à vitesse constante sans que le conducteur n'appuie sur aucune pédale, l'accélérateur étant commandé à main droite. Il n'y a pas d'embrayage, ce qui fait de la T l'ancêtre des véhicules à boîte automatique.

Attention s'il y a un levier à droite (le changement de vitesse) la pédale de gauche sera le neutre en l'enfonçant.

La pédale centrale sert à partir en marche arrière et celle de droite contrôle un frein sur la transmission. En tirant le levier de gauche, on ramène d'abord la pédale de gauche au point mort, puis on freine sur les roues arrières.

Bien que ce soit très rare, les courroies de transmission peuvent se désaligner, surtout par temps froid, si bien que la voiture « broute », ajoutant un risque à la mise en route : une personne mettant en route le moteur peut être forcée à reculer en tenant encore la manivelle si la voiture, pourtant au point mort, se met à avancer - un incident immortalisé par certains films de Laurel et Hardy.

L'énergie du moteur atteint le différentiel par le biais d'un cardan et d'un arbre qui actionne le train arrière, certains modèles (surtout des utilitaires) ont une deuxième boite de vitesse (ruckstell) à deux rapports, installée à l'arrière, actionnée par un levier. Les boîtes de vitesses sont constituées d'acier au vanadium et baignent dans l'huile.

Trains roulants

La suspension de la T utilise un ressort semi-elliptique transversal pour chaque essieu. Elle repose sur le principe du pont moteur(pont porteur ?), aujourd'hui abandonné au profit des roues indépendantes.

L'essieu avant était constitué d'une pièce coulée d'acier au vanadium. Des exemplaires de démonstration ont été tordus huit fois sur eux-même (en torsion) sans briser et ont été exposés chez les concessionnaires. La T ne dispose pas d'un système de freinage comparable à ceux des voitures modernes. La pédale du pied droit tire sur un ruban enlaçant un tambour dans la transmission, qui freine ainsi la roue arrière. Le levier de frein de parking mentionné plus haut tire sur un ruban placé à l'extérieur des tambours de freins arrière. Des rocky mountain sont offerts en option sur les quatre roues.

Les roues sont en bois, d'une construction similaire aux roues d'artillerie ; des roues à rayon d'acier furent disponibles en 1926 et 1927. Les pneumatiques sont d'un diamètre extérieur de 30 pouces (76 cm), avec une largeur de 3,5 pouces (8,9 cm) à l'arrière et 2 pouces (5 cm) à l'avant. L'empattement est de 99 pouces, la largeur des voies normalement de 56 pouces, une valeur de 60 pouces était disponible sur commande « pour les routes des États du Sud ».

Évolutions

Il y eut peu de changements importants pendant la durée de vie de ce modèle ; les premières versions avaient un radiateur et des phares en laiton. L'avertisseur et de nombreuses petites pièces étaient aussi en laiton. Les premières voitures produites avaient en général un habitacle ouvert, moins coûteux à produire.

Avant le modèle de 1911 sur lequel des portes avant furent ajoutées à la version Tourer, les voitures construites aux États-Unis n'avaient pas de portes ouvrantes pour le conducteur. Les modèles ultérieurs incluent des conduite intérieure, des coupés, des berlines et camions. Le châssis était aisément accessible afin de construire des bennes de camion coordonnées. Ford développa ses propres camions pour le châssis de la T, dénommés Ford TT. Les phares étaient à l'origine des lampes à acétylène en cuivre qui furent rapidement remplacées par des ampoules électriques.

La Ford T utilise certaines technologies avancées pour l'époque, comme des aciers au vanadium. Sa durée de vie est exceptionnelle : bon nombre d'exemplaires sont encore fonctionnels.

Production

L'usine Ford de Piquette ne pouvait pas suivre la demande, et seulement onze voitures furent construites durant le premier mois de construction. En 1910, après avoir assemblé 120 000 T, Henry Ford déplaça la société vers le nouveau complexe de Highland park. Là, la T fut la première voiture construite à la chaine avec des pièces complètement interchangeables d'un exemplaire à l'autre. Son objectif était de séduire la classe moyenne américaine. on attribue souvent à Ford la phrase « un client peut demander cette voiture en n'importe quelle couleur, du moment que c'est noir. » En réalité, des T de plusieurs couleurs ont été produites de 1908 à 1914, puis à nouveau en 1926 et 1927. Contrairement à une autre légende, la couleur noir n'a pas non plus été choisie en raison d'un temps de séchage plus court des peintures, autorisant ainsi une cadence de production plus élevée. Elle aurait simplement été choisie en raison de son prix moindre et sa durabilité.

Plus de 30 types différents de peintures noires, présentant des temps de séchage différents, étaient utilisés pour peindre les différents composants de la Ford T, chacun choisi en fonction des exigences de la pièce en question et des méthodes pouvant être utilisées pour la poser.

En 1914, la procédure l'assemblage de la T avait été tellement améliorée qu'il ne fallait plus que 93 minutes pour en assembler un exemplaire. Cette année là, Ford produisit plus de voitures que tous les autres constructeurs réunis. Lorsque la dix millionième T fut produite, 9 voitures sur 10 dans le monde entier étaient des Ford. Au final, plus de 15 millions furent produites, record de production pour un seul modèle qui ne fut battu que par la Volkswagen Coccinelle qui dépassa les 21 millions. Certes, il y eut 31 millions de Toyota Corolla et 25 millions de Volkswagen Golf, mais dans les deux cas il s'agit en fait de la somme de plusieurs modèles successifs dont les évolutions sont étalées sur plusieurs décennies.

La voiture fut initialement proposée à un prix de 850 dollars, alors que peu de modèles étaient disponibles à moins de 2 000. Vers la fin des années 1920, le prix était tombé à 300 dollars (ce qui, en tenant compte de l'inflation, équivaut à environ 3 300 dollars actuels) en raison des économies d'échelle et du perfectionnement de la chaine de production. Henry Ford procéda à une concentration verticale des industries nécessaires à la production de ses voitures. Illustration de cette volonté d'économie, il fournissait des plans sur la fabrication des barges en bois utilisées par certains fournisseurs pour acheminer les pièces, de sortes qu'elles puissent être démontées, certaines pièces entrant directement dans la production du modèle T ! Les chutes servaient à la production de charbon de bois vendu sous la marque Kingsford, qui existe encore.

L'approche excentrique de Henry Ford signifia que peu de changements furent faits sur le modèle au cours de son cycle de vie : il croyait que la T était exactement la voiture dont quiconque n'aurait jamais besoin. Au fur et à mesure que d'autres compagnies offrirent des véhicules supérieurs sur certains aspects à des prix compétitifs, la T perdit des parts de marché. Finalement, le 31 mai 1927, Ford cessa sa production et se lança dans la fabrication du modèle A .

Le moteur de la Ford T continua à être produit jusqu'au 4 août 1941. Près de 170 000 moteurs furent produits après que la production de la voiture eut cessé, principalement pour servir de remplacement dans des voitures existantes. Des amateurs de courses, précurseurs des actuels fanatiques de hot rods, utilisèrent assez largement ce moteur pour construire des engins de course bon marché.

Clubs de collectionneurs

Les voitures construites avant 1919 sont considérées comme appartement à l'ère des « vétérans », celles sorties d'usine après cette date étant des « vintage ». Aujourd'hui, il existe deux clubs principaux pour la conservation et la restauration des Ford T : le Model T Ford Club International et le Model T Ford Club of America. Bon nombre des pièces d'acier sont encore produites aujourd'hui, et on trouve même des imitations en fibre de verre de pièces de carrosserie, destinées à la construction de hot rods imitant la Ford T.

Fiche Technique

Extrait du "Model T Advance Catalog - 1908" (Henry Ford Museum)

* Moteur : 4 cylindres verticaux, cycle à 4 temps, 20 CV, 3 pouces 3/4 x 4 pouces, cylindres coulés d'un seul bloc, avec chambres d'eau autour de la moitié supérieure du bloc. Moulages d'acier gris à grain fin.

* Soupapes : Extra larges, toutes du côté gauche.

* Arbres : Vilebrequin et arbre à cames forgés et non soudés, traités métal au vanadium Ford à chaud, portées polies.

* Carter : Partie supérieure fixée au bloc-moteur. Partie inférieure en acier pressé et étiré pour former le logement bas de la magnéto et de la transmission.

* Refroidissement : Système thermo syphon.
* Allumage : Magnéto Ford, basse tension, composée d'une couronne d'induits solidaires du bloc moteur et d'un rotor d'aimants permanents sur le volant moteur.

* Carburateur : Composé d'une cuve à niveau constant et d'un tube de d'aspiration et de lèchage,

* Transmission : Système épicycloïdal avec engrenages satellites et planétaires Ford, baignant dans l'huile, traités métal au vanadium Ford à chaud. Ensemble silencieux : une démultiplication (4/11), une prise directe, une marche arrière, faciles à passer.

* Lubrification : Système combinant barbotage et gravité - simple et peu efficace sur les fortes déclivités.
* Embrayage : À disques multiples métalliques, fonctionnant dans l'huile.

* Manettes : Marches avant par levier et pédale. Marche arrière par pédale. Accélérateur et avance à l'allumage sous le volant de direction.

* Transmission arrière : Par arbre à cardan avec joint universel unique vers le pont arrière, en direct sur l'axe arrière. Système Ford à trois points (breveté tous pays) avec toutes pièces en mouvement enfermées dans une boîte étanche, tournant dans l'huile. Métal au vanadium partout.

* Train avant : Une pièce forgée, section en I, traitement spécial, métal au vanadium.

* Direction : Réduction système Ford, irréversible.

* Freins : 2 types. (a) Frein de service sur la transmission ; (b) Freins à expansion interne sur tambours de roues arrières.

* Roues : En bois type artillerie. Moyeux extra longs.

* Pneus : pneumatiques ; arrière 30 x 3 pouces 1/2, avant 30 x 3 pouces.

* Suspension : Avant et arrière, ressorts semi-elliptiques [transversal à l'avant].

* Empattement : 100 pouces ; écartement 56 pouces, 60 pouces pour les routes du sud sur commande.

* Réservoir : 10 gallons (47,30 litres). Réservoir d'essence cylindrique monté directement sur le cadre.

* Équipement standard : Lampes à huile de côté, lampe arrière, avertisseur et fixations de lampe à gaz. Touring Car et Roadster équipées pour recevoir la capote.

* Poids : 1200 lbs (544,32 kg).

* Prix : 850$, FOB (Franco On Board), Détroit, Michigan.

* Vitesse : 70 km/h

Quelques dates

* 1922 : la production dépasse le million annuel. Le 4 février Henry Ford achète Lincoln.
* 1923 : Nouvelles carrosseries avec la Tudor et la Fordor.
* 1924 : le 15 juin sort la 10 000 000e Ford T, la firme s'installe au Mexique et au Japon puis l'année suivante en Australie.
* 1925 : Ford fabrique 44% de la production automobile américaine. Les pneus ballons arrivent tout comme le retour au choix de la teinte de carrosserie. Le prix du Touring est au plus bas : $290 ($850 au lancement fin 1908).
* 1926 : Ford fabrique 36% de la production automobile américaine et propose désormais 4 teintes de carrosserie.
* 1927 : le 18 mai sort la 15 000 000e T et la production cessera un peu plus tard pour laisser place à la Ford A .

# Posté le samedi 08 novembre 2008 19:54

Modifié le samedi 08 novembre 2008 20:13

Histoire de la surf music

Histoire de la surf music
La surf music désigne un genre musical apparu en Californie à la fin des années 1950 qui prend son envol dès 1961 et qui connaîtra une certaine popularité jusqu'en 1964. Intimement lié au surf et à sa culture alors florissante dans les environs de Los Angeles, il se caractérise par des chansons courtes, concentrées et rapides aux mélodies simples et enjouées, sur des rythmes voisins du rock'n'roll dont il est un dérivé.

Apparition et développement

La surf music apparaît à la fin des années 50 en Californie. A l'origine, elle n'est pas véritablement un genre particulier, mais simplement du rock'n'roll "habité" par la culture californienne du surf. Le pionnier de la Surf music serait Dick Dale[réf. nécessaire] qui avec son groupe The Del-Tones, l'aurait inventé en 1957 et se serait par la suite auto-proclamé "The King Of The Surf Guitar". Dans son sillage apparaîssent de nombreux groupes comme The Challengers, The Chantays ou Eddie and The Showmen. Musicalement, la surf music se distingue par certaines caractéristiques: morceaux instrumentaux (notamment au début du mouvement ; les Shadows seront souvent considérés comme des pionniers de la surf music), prédominance de la guitare (principalement de marque Fender: Stratocaster, Jazzmaster ou Jaguar ; Dick Dale aurait d'ailleurs préféré le son des Fender après avoir essayé une Gibson), usage de la reverbération et du vibrato, rythme rapide de la batterie en 4/4. La surf music s'inspire aussi des sonorités latines (beaucoup de musiciens mexicains vivent en Californie) et du rythme agressif du jazz à la batterie. De nombreuses musiques traditionnelles comme Perfidia, Greensleeves ou Miserlou seront adaptés en surf music. Le son caractéristique de la surf music est censé évoquer le glissement sonore de la planche de surf sur la vague.

La surf music évolue ensuite à partir de 1962-1963 et devient vocal avec notamment les Beach Boys, qui vont véritablement populariser le style et lui faire acquérir une audience internationale. La popularité des Beach Boys vont les faire passer à tort comme les inventeurs du style et entraîner un certain engouement pour cette musique. Leurs chansons sont très souvent élaborés, avec des ch½urs et harmonies complexes. Les paroles évoquent la vie facile du surfer préoccupé de filles, de soleil, de surf et de grosses voitures américaines dans lesquelles il s'en va draguer (cruising).

La mode s'étend rapidement de 1962 à 1963 et des groupes comme Jan & Dean, The Ventures, The Rivieras et The Surfaris connaissent leurs heures de gloire. De nombreux titres comme Wipe Out (de The Surfaris), Walk Don't Run (de The Ventures), Pipeline (de The Chantays) ou Bombora (du groupe australien The Atlantics), se placent dans les charts internationaux. L'engouement pour la Surf Music est telle que certains groupes comme par exemple, les Trashmen (argot américain signifiant en français "éboueurs"), originaires de Minneapolis et auteurs de Surfin'Bird en 1963 (4e aux États-Unis), chante la Surf Attitude.

La scène surf servit souvent de tremplin à de nombreux musiciens et producteurs (dont Lou Adler et Gary Usher), qui y firent leurs premières armes et se reconvertirent ensuite vers d'autres genres musicaux.

Déclin .

La surf music s'essoufle à partir de 1964 et disparaît des sommets des hit-parades vers 1964-65 avec l'engouement du public américain pour la musique venue de Grande-Bretagne (Beatles, Rolling Stones et Who). La British Invasion incarne les changements de goût du public et peu de groupes américains y survivront. Les Beach Boys seront l'un des rares groupes de surf music à rivaliser avec les groupes britanniques mais en s'orientant définitivement vers la pop music et en s'écartant de la culture surf.

La Surf music fut à partir de là, décriée parce qu'elle était associée à une culture de jeune blanc américain insouciant (filles, soleil, voitures et surf), ce qui cadrait mal avec les préoccupations du pays, plongé dans la guerre du Viêt-Nam et dans divers conflits impliquant la jeunesse (révoltes étudiantes, revendication des noirs, etc). Alors que la musique se radicalise et prend même une tournure politique, la Surf Music apparaît comme le symbole d'une culture très ethnocentrée, soumise à l'establishment et garant d'un "way of life" très fidèle aux valeurs américaines.

Dans Third Stone from the Sun, Jimi Hendrix dit :

« You'll never hear surf music again.
(« Vous n'entendrez plus jamais de surf music. ») Les interprétations de cette phrase varient. Dick Dale était gravement malade à l'époque et Hendrix croyait qu'il était mort, ce qui aurait mis un terme à la surf music. L'autre version est relative à l'annulation d'un concert des Beach Boys lors d'un festival, Hendrix aurait voulu signifier que plus personne n'allait s'intéresser à ce groupe après cet épisode .
En 1968, les Beatles se moqueront des Beach Boys et de la Surf Music avec la chanson Back In U.S.S.R., une parodie du très chauvin Back In The USA de Chuck Berry.

Aujourd'hui

À partir de la fin des années 1970, la surf music va connaître un regain d'intérêt de la part des groupes issus de la vague punk comme en témoignent les reprises de Surfin'Bird, Wipe Out ou de California Sun par des groupes comme les Ramones ou les Toy Dolls. Certains styles de musique issus du punk, comme le Psychobilly, s'inspirent musicalement d'ailleurs de manière très ouverte, de la surf music. Le skate punk, par son énergie, son sens de la mélodie, son lieu de naissance (la Californie), et la culture dans laquelle elle baigne (skate, surf et autres sports de glisse « fun ») a aussi une certaine filiation avec la surf music.

Même si le succès n'est plus au rendez-vous, le genre garde un certain caractère populaire et réapparaît épisodiquement, parfois dans des endroits inattendus. Il faut signaler un revival à Londres au début des années 1980 avec The Barracudas, puis The Surfin' Lungs. Un autre retour a lieu aux États-Unis dans les années 1980, avec Jon and The Nightriders et dans les années 1990, avec The Aqua-Velvets, Los Straitjackets et Rudy and The Surf Kings. Les titres Miserlou [2] de Dick Dale, Bustin' Surfboards de The Tornadoes (1962), The Bullwinkle II de The Centurions, Comanche de The Revels ou encore Surf Rider de The Lively Ones figurent dans la bande originale de Pulp Fiction de Quentin Tarantino en 1994 (film qui a relancé un certain engouement pour le style).

La surf music eut une influence sur de nombreux groupes, au fil des années, même si leur son semble parfois éloigné du modèle original avec, par exemple : The Ramones, dans l'esprit des chansons courtes, rapides et mélodiques et dans leurs reprises (Surfin' bird, California sun), Pixies, Radio Birdman en Australie, Go-Go's ainsi que de nombreux autres.

Il existe encore de nos jours des groupes jouant de la surf music, mais le courant reste extrêmement confidentiel, et sans apport significatif au style initial.

Discographie de la surf music .

Singles et albums de référence .

Titres emblématiques de surf music instrumental

* Misirlou, Dick Dale and The Del-Tones, 1962
* Bombora, The Atlantics, 1963
* Pipeline, The Chantays, 1963
* Walk Don't Run, The Ventures, 1964

Le style évolue ensuite dès 1962-1963 et devient aussi vocal avec notamment :

* The Beach Boys,
o Surfin'Safari, 1962
o Surfin' USA, 1963
o Surfer Girl, 1963
o California Girls, 1965
* Jan & Dean, Surf City, 1963 "The Laurel and Hardy of the surf set" (Jan Berry et Dean Torrence)
* The Fantastic Baggies, Album Surfin' Craze, 1964
* The Rivieras, California Sun, 1964 (une reprise d'une chanson créée par Joe "You Talk Too Much" Jones en 1961)
* The Surfaris, Wipe Out / Surfer Joe, 1963
* 409 en 1962 et Little Deuce Coupe en 1963 des Beach Boys
* Hey Little Cobra de The Rip Chords en 1963
* Competition Coupe de The Astronauts en 1963
* Hot Rod U.S.A. de The Rip Chords en 1964
* G.T.O. (Pontiac) de Ronnie and The Daytonas en 1964
* Hotrod High de The Knights en 1964
* Move Out Little Mustang de The Rally Packs en 1964
* Surf Route 101 et '54 Corvette de The Super Stocks en 1964
* Bucket "T" de Jan & Dean en 1965, et beaucoup d'autres.

et les motos avec notamment: (par thèmes)

* Little Honda The Beach Boys ; The Super Stocks en 1964
* Honda Bike The Devons en 1964
* My Buddy Seat The Surfaris en 1964
* The Surf Set (3 Disc Anthology) [compilation], Sequel Records-Knight/Records Ltd (Castle Communications NXT CD 249, RU, 1993 [72 original tracks from the surf and hot rod era]
* King Of The Surf Guitar / The Best Of Dick Dale & His DEL-TONES, Rhino/Warner Music Canada, R2 75756, 1989 (compil 1961-1987)
* Calling Up Spirits, Dick Dale, Beggars Banquet Records BBLCD184 ("HDCD"), 1996
* Jivin' Around, Al Casey with The K-C-Ettes (Stacy "Records" 1961-1963), ace CDCHD 612, RU, 1995 (contient le légendaire "Surfin' Hootenanny", sorti en 1963, Stacy 962 [Johnny Hallyday avec Joey and The Showmen "Les Guitares Jouent").
* "Les Guitares jouent"
* Surfin' Bird, The Trashmen, Garrett Records LP GA/GAS-->[stéréo]-2001, EU, 1964
* Bird Dance Beat / Baja, The Trashmen, Garrett Records, EU, 1964 (LPs GA-30019 et GA-40019, Minesota, EU, 1964)
* Surf Party (compil), Ariola Express/BMG Ariola 295 720(-201), 1990, contient 5 titres enregistrés lors du Live Aid le 13/07/1985 : Surf City, Honolulu Lulu, Sidewalk Surfin', Barbara Ann et Ride the wild surf.
* Greatest Hits (compil 1958-65), Jan & Dean, Duchesse CD 352062, 1989, contient un live de Barbara Ann au Live Aid, EU, 13/07/1985 CD pirate

La surf music par thèmes.

Les bagnoles et les autoroutes.

* 409, The Beach Boys, Capitol records F-4777/EMI, 6/02/1962 (#76 EU)
* 409, The Rip Chords, COLUMBIA/CBS 2151, 1962
* Chug-a-lug, The Sunsets, Challenge 9186, 1962
* R.P.M.'s, The Four Speeds, Challenge 9187, 1962
* My sting ray, The Four Speeds, Challenge 9187, 1962 (face B)
* Custom City, Annette (Annie Funicello), Buena VISTA Records/Disneyland (Walt Disney), 1963
* Draggin' U.S.A., Annette, 1963
* Hey little Cobra, The Rip Chords, COLUMBIA/CBS 4292, 1963
* Drag City, Jan (Berry) and Dean (Torrence): Liberty F-55641/EMI, 1963, Pomona, Californie du Sud où se déroulaient des courses illégales (#10 EU)
* Little deuce coupe, The Beach Boys, Capitol Records F-5009/EMI, 1963
* Little deuce coupe, Jan and Dean, Liberty, 1964 [#22 EU]
* Hot rod U.S.A., The Rip Chords, COLUMBIA/CBS 2226, 1964
* G.T.O. (Pontiac), Ronnie and The Daytonas, Mala 481, 1964
* Move it, The Chantays, DOT 16440, 1963
* Little street machine, Hot Rod Rog, Capitol Records ST 1997, 1963 (stéréo)
* Competition coupe, The Astronauts, RCA Victor 45-8298, 10/1963
* Big black Cadillac, Dick Dale and His Del-Tones, Capitol T/ST-2002, 11/63
* Blond in the 406, Dick Dale and His Del-Tones, Capitol Records T/ST-2053, 03/1964
* My XK-E (Jaguar), Dick Dale and His Del-Tones, 03/1964, Capitol T/ST-2053
* Hot rod alley, Dick Dale and His Del-Tones, 03/1964
* Dead man's curve, Jan and Dean, Liberty F-55672, 1964
* Move out little Mustang (Ford), The Rally Packs, Imperial 66036/Liberty-Capitol/EMI, 1964
* Draggin' wagon, The Surfer Girls, COLUMBIA/CBS 43001, 1964
* Hot rod high, The Knights, Capitol Records DT 2189, 1964
* Surf Route 101, The Super Stocks feat. Gary Usher, Capitol Records ST 2190, 1964 (stéréo)[face A), Gary Usher est présent sur tous les titres
* Readin' ridin' and racin' , The Super Stocks, Capitol Records ST 2190, 1964 (stéréo)
* '54 Corvette (Chevrolet/General Motors), The Super Stocks, 1964
* "T" Roadster, The Super Stocks, 1964 (tous les titres en mono ou stéréo)
* 426 Super Stock et 427 Super Stock, The Super Stocks, 1964
* D / Gas Chevy (Chevrolet), The Super Stocks, 1964
* Wide Track, The Super Stocks, 1964
* Draggin' deuce, The Super Stocks, 1964
* Burnin' rubber, Gene Moles and The Softwinds, Challenge 59249, 1964
* Black denim, The Surfaris, DECCA Records 9-31731, 1965
* Bucket "T" (Ford), Jan and Dean, (Jan Berry et Don Altfeld), Liberty F-55860, 1965
* Go, go G.T.O., Carol and Cheryl, Colpix/Columbia Pictures CP-767, 02/1965
* GeeTO Tiger (Pontiac), The Tigers, Colpix/Columbia Pictures CP-773 et/ou SPEC-773, 05/1965

La plage, la Californie, le soleil, les garçons et les filles .
* Let's go trippin, The Hot Doggers, COLUMBIA/CBS 24050, 1963 (V.O. de Dick Dale)
* Beach party, Annette, 1963 (B.O.F. éponyme)
* California sun, Annette, 1963 (une reprise de Joe Jones, 1961)
* Muscle beach party, Annette, 1963
* I dream about Frankie, Annette, 1963
* A girl needs a boy, Annette, 1963
* Surfer Joe, The Surfaris, DOT 16479, 04/1963
* Three surfer boys, Gary Usher & The Usherettes, DOT 16518, 1963
* A boy to love, Annette, 1964
* Surfer boy, Annette, 1964 (version féminine du titre ci-dessous)
* Surfer girl, The Beach Boys, Capitol Records F-5009, 22/07/1963 (#7 EU)
* She's my summer girl, Jan and Dean, Liberty F-55580, 1963
* California sun, The Rivieras, U.S.A. Records R-1401, 1964
* Girls on the beach, The Beach Boys, LP ST 2110, 1964
* Muscle beach party, The Super Stocks, 1964
* Santa Barbara, The Super Stocks, 1964
* Redondo Beach, The Super Stocks, 1964 (en Californie du Sud)
* My first love, The Super Stocks, 1964
* Malibu blues, The Super Stocks, 1964
* Newport Beach, The Super Stocks, 1964
* Beach boy, Pat Boone, Mala 503, 1965
* I'll think of summer, Ronnie and The Daytonas, Mala 542, 1965
* I found a girl, Jan and Dean, Liberty F-55833, 1965
* Theme from the Endless Summer [B.O.F.], The Sandals, World Pacific 415/Capitol Records-EMI, 1966

# Posté le samedi 04 octobre 2008 03:43

Dodge viper 1700 chevaux !!!

Attention, vipère très venimeuse ! Imaginez ce que pourrait donner une Dodge Viper à laquelle une paire de turbocompresseurs a été greffée ? Je ne connais pas la pression à laquelle ils soufflent, mais une chose est sûre, les préparateurs de cet engin n'y sont pas allés avec le dos de la cuillère !

D'ailleurs, pour arriver à exploiter l'engin sur la ligne droite, il a été fait appel à un pilote professionnel... Que pensiez-vous ? Qu'un run ça se faisait les doigts dans le nez ? Jetez donc un coup d'½il 40 secondes après le début de la vidéo, la force avec la Viper s'arrache du sol est édifiante et demande un sacré coup de volant pour la garder droite.

Le plus drôle est quand il réalise un temps de 9.19 secondes au 400 mètres départ arrêté alors qu'il a raté un passage de rapport !

Mais le plus impressionnant reste à venir, si le temps final tombe en dessous des 9 secondes... sachez que la Viper garde tout de même sa boîte de vitesses... d'origine !

It's huge, it's american !

# Posté le vendredi 03 octobre 2008 06:35

Un jour peut-être ...

Un jour peut-être ...
Quand même autre chose qu'une 206 hdi ...

# Posté le mardi 15 juillet 2008 18:31